Derrière la guerre Copé /Fillon, les 5 sujets qui divisent vraiment l’UMP

Après le choc des personnalités Copé/Fillon, l’UMP pourrait se diviser sur des questions idéologiques potentiellement beaucoup plus explosives… Pour le site d’information Atlantico, Jean-François Kahn, Laurent Pinsolle et Thomas Guénolé débattent des grands clivages qui traversent la droite.

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Propos recueillis par Alexandre Devecchio

Le rapport à l’argent :

Thomas Guénolé : Les différentes familles de la droite n’ont pas le même rapport à l’argent et à la réussite matérielle. Pour prendre deux exemples emblématiques, la droite libérale est totalement décomplexée à cet égard, alors que la droite sociale, ou droite gaulliste, garde une forme assez traditionnelle de pudeur et d’hostilité à l’ostentation.

En ce qui concerne la finance spécifiquement, en revanche, il y a un net consensus à droite : hostilité profonde à “la banque,” au capitalisme financier ; sympathie tout aussi profonde, pour ne pas dire amour, envers la figure du patron créateur d’emplois, le capitalisme entrepreneurial.

Jean-François Kahn : En préambule, il faut tirer les leçons de l’Histoire. Celle-ci nous enseigne que partout où il y a eu des régimes autoritaires qui ont basculé dans la démocratie, la transition a été compliquée car ces derniers n’avaient pas la culture du débat. C’est un peu la même chose pour l’UMP. Pendant 10 ans, l’UMP a été une machine de guerre au service de Nicolas Sarkozy. Il n’y avait plus de débat, pas de courants, pas de vrai président. Et Fillon et Copé se sont affrontés sans jamais expliquer ce qui les séparait. Voilà aujourd’hui le résultat ! Je pense que pour sortir de l’impasse, les dirigeants de l’UMP vont justement devoir engager un vrai débat.

La question de l’argent ne me paraît pas centrale. Il y a plutôt des sensibilités et des positionnements personnels. Jean-François Copé n’a aucun complexe par rapport à l’argent. Mais il y a des gens dans son équipe qui sont beaucoup plus complexés par cette question. C’est la même chose dans le camp de François Fillon. Je ne pense pas que ce soit un vrai clivage.

Laurent Pinsolle : On attribue au Général de Gaulle cette citation : « je n’aime pas les communistes parce qu’ils sont communistes, je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes et je n’aime pas les miens parce qu’ils aiment trop l’argent ». Jusqu’en 2007, hormis au sommet de la vague libérale des années 1980, la France a toujours conservé un rapport compliqué à l’argent, y compris à droite, du fait de l’influence du gaullisme mais aussi du catholicisme. La droite française est assez éloignée de ses homologues anglo-saxons, à part l’aile libérale, autrefois représentée par le Parti Républicain, puis Démocratie Libérale, et qui s’est intégrée dans l’UMP. Les polémiques du début de mandat de Nicolas Sarkozy devraient renforcer les réticences de l’ensemble de la droite à l’égard de l’argent.

L’argent reste en partie tabou à droite, du fait de l’héritage catholique et gaulliste. On peut penser à Georges Pompidou reprochant à Jacques Chirac d’être devenu châtelain par exemple. Le problème avec le début de mandat de Nicolas Sarkozy a été le contraste avec son attitude mesurée pendant la campagne. Du coup, la séquence a été très mal prise, renforçant sans doute le tabou à l’égard de l’argent à droite. La culture politique française exige de nos dirigeants publics de la modération sur ces questions.

La critique de la finance n’est pas cantonnée à la gauche. On peut penser au dernier livre de Jean-Luc Gréau, « La Grande récession », qui fait un réquisitoire très dur contre l’organisation monétaire et financière actuelle. The Economist avait dénoncé fin 2008 la privatisation des profits des banques et la collectivisation de leurs pertes, dans des termes que n’aurait pas renié la gauche radicale.

Le système financier actuel est profondément dysfonctionnel. La collectivité supporte les pertes du secteur financier, ce qui provoque un immense aléa moral puisque les banques ne subissent pas les conséquences de leurs erreurs tout en profitant à plein des bénéfices de leurs excès (les entreprises financières réalisaient 40% des profits du Dow Jones en 2007). Ensuite, le rapport de force entre le système financier et l’économie productive pèse sur la plupart des industriels et des entrepreneurs. Il faut rappeler ici que les marchés financiers extraient plus d’argent qu’ils n’en fournissent à l’économie productive, à l’échelle du CAC40. Aujourd’hui, nous sommes rentrés dans une forme de capitalisme actionnarial et financier où les intérêts des actionnaires et de la finance priment sur tous les autres, y compris les dirigeants des entreprises industrielles, souvent étranglées par leurs banques.

Enfin, il y a la question de l’organisation monétaire, contestée par des économistes plutôt classés à droite comme  Maurice Allais ou Christian Gomez, pour qui l’Etat doit reprendre le contrôle de la création de la monnaie aux banques, qui en ont fait n’importe quoi dans les années 2000, nous menant à une grave crise dont elles ne paient même pas les pots cassés.

Le rôle de l’État :

Thomas Guénolé : Il existe une divergence de fond entre les gaullistes et les libéraux de l’UMP sur le rôle de l’Etat. Les premiers sont partisans d’un État-stratège flanqué de grandes entreprises publiques, dans la plus pure tradition du colbertisme français, mais sont actuellement divisés entre politique économique de relance keynésienne, comme Henri Guaino, et politique économique d’austérité monétariste, comme François Fillon.

Les seconds sont des adeptes de l’école américaine du Nouveau management public, c’est-à-dire l’importation systématique des méthodes du secteur privé dans le secteur public, et sont unanimement sur une ligne de politique économique d’austérité.

Jean-François Kahn : Dans l’ensemble, la tendance Copé est une tendance néolibérale. Mais les cartes sont brouillées. Jean-François Copé est soutenu par Henri Guaino, l’homme politique le plus étatiste de l’UMP, gaulliste et ancien séguiniste. D’une manière générale, je pense que le vrai clivage ne se situe pas sur le plan économique. Dans l’ensemble, d’un côté comme de l’autre, l’UMP est majoritairement libérale. Henri Guaino reste une exception.

La motion gaulliste a recueilli à peine plus de 10% des suffrages des militants. On ne peut pas imaginer quelque chose de moins gaulliste que la motion de “La France forte ” qui est arrivée en tête. Le gourou de cette tendance là n’est autre que Patrick Buisson. Or Patrick Buisson a écrit un livre à la gloire de l’OAS qu’il décrit comme un mouvement de résistance qui a eu le courage de s’opposer à ce “traitre” de Charles de Gaulle ! La page du gaullisme est donc tournée. L’UMP doit trouver une nouvelle doctrine. Pour cela, elle doit organiser des confrontations et des débats.

Laurent Pinsolle : Il y a encore quelques traces de gaullisme à l’UMP, comme on a pu le voir avec le sauvetage d’Alstom. Globalement, il reste encore un volontarisme étatique dans le discours d’une grande partie de la droite. Mais ce volontarisme reste souvent de façade, comme on a pu le voir à Gandrange, où Nicolas Sarkozy a laissé fermer le site par Arcelor-Mittal.

En fait, il faut distinguer deux niveaux. Au niveau macro, le « laisser-faire » et le « laisser-passer » ont gagné à l’UMP, à savoir que, malgré une contestation grandissante d’intellectuels, parfois libéraux, plus grand monde dans le parti ne conteste véritablement la libéralisation des échanges, des mouvements de capitaux et de la finance où l’Etat n’a plus de rôle à jouer. C’est l’agenda des traités européens. Après, il y a une petite aile libérale minoritaire (issue de Démocratie Libérale, avec une personne comme Hervé Mariton) favorable à une intervention minimale de l’Etat. Mais le gros des troupes, post-gaullistes et centristes, conserve encore un discours volontariste et est prête à des interventions ponctuelles de l’Etat.

Aujourd’hui, il n’y a qu’à Debout la République, le parti de Nicolas Dupont-Aignan (qui s’était opposé à la privatisation des autoroutes) qu’on retrouve véritablement la tradition étatique issue du gaullisme avec la volonté de restaurer pleinement la souveraineté nationale, en retrouvant tous les leviers de l’intervention publique, par le retour à une monnaie nationale, un retour à des frontières permettant un protectionnisme ciblé ou une régulation beaucoup plus stricte du secteur financier.

L’Europe :

 Thomas Guénolé : Les gaullistes sont traditionnellement souverainistes ou, au minimum, partisans d’une Europe dont le moteur est fondamentalement intergouvernemental. La droite libérale, elle, a tendance à être fédéraliste au cas par cas, c’est-à-dire dès qu’une règle européenne va dans le sens de leur propre programme idéologique. La règle d’or est un exemple typique, et là, ils sont fédéralistes avec enthousiasme.

La droite sécuritaire est quant à elle clairement souverainiste, mais sur des thèmes très précis, tout particulièrement le contrôle des frontières et les questions d’immigration.

Jean-François Kahn : La plupart des cadres de l’UMP sont issus d’une tradition anti-européenne, mais se sont convertis à l’Europe par réalisme. L’UMP n’ouvrira jamais ce débat car leurs électeurs sont massivement anti-européens.

Il y a une chose qu’on n’ose pas dire c’est que le problème central de cette bagarre c’est la prise de conscience que Copé n’est pas aimé dans le peuple. C’est ce qui explique que Christian Estrosi ou Eric Ciotti aient finalement choisi François Fillon dont ils sont moins proches idéologiquement. Jean-François Copé est un personnage qui ne passe pas dans l’opinion publique. Pourquoi se mettre au service d’un homme dont la personnalité est rejetée ? A côté de cela, le débat d’idée apparaît presque secondaire.

Laurent Pinsolle : Sur la question européenne, l’UMP a presque totalement digéré l’héritage gaulliste, comme le montre le discours de l’ancien séguiniste François Fillon, aujourd’hui chantre de l’intégration européenne. Il y a encore quelques députés qui persistent à défendre une vision de l’Europe proche de celle du Général de Gaulle (comme Jacques Myard), mais ils sont aujourd’hui marginalisés par rapport à la direction de leur parti et sans la moindre influence sur la ligne de l’UMP sur ces questions.

La question du protectionnisme européen peut également surgir car il existe une critique de droite du libre-échange (Maurice Allais, Jean-Luc Gréau). Quelques membres de l’UMP tiennent un discours ouvertement protectionniste (Jacques Myard à nouveau) et certains (Laurent Wauquiez, Bruno Lemaire) ont un discours parfois critique sur les conséquences de la mondialisation. Le fait que l’opinion soit largement favorable au protectionnisme (comme l’avait révélé le sondage de l’association pour un débat sur le libre-échange) dans un contexte de crise économique où les délocalisations sont légions pourrait provoquer une révolution sur ces questions. Mais reste à savoir s’il s’agira seulement d’une posture électoraliste ou d’une vraie prise de position.

En revanche, Debout la République défend aujourd’hui une vision radicalement différente de l’Europe, une Europe des projets, à géométrie variable, à mille lieues de l’Europe bureaucratique et uniformisatrice de Bruxelles. En proposant un traité alternatif aux élections européennes de 2009 qui s’inspirait du plan Fouchet et en prenant date sur la question de l’euro au tout début de la crise, Nicolas Dupont-Aignan a repris le flambeau autrefois porté par Philippe Séguin et Philippe de Villiers.

La nation :

Thomas Guénolé : Dans les années 90, sous l’influence d’Alain Madelin, la droite libérale avait pu être tentée d’aller vers le multiculturalisme assumé, assez cohérent avec une idéologie complètement libérale assumée. Cependant elle s’est peu à peu alignée sur les positions de la droite sécuritaire, qui a développé le thème de l’identité nationale, concept historique et culturel, par opposition à l’identité républicaine, reposant sur l’assimilation de l’autre par pleine adhésion aux valeurs communes.

Significativement, la droite gaulliste avait d’ailleurs petit à petit opposé l’identité républicaine à l’identité nationale lors du débat sur la laïcité, jusqu’à finalement obtenir gain de cause. Pour autant, la stigmatisation des musulmans et des Arabes est peu ou prou partagée par l’ensemble des familles de la droite aujourd’hui, tout en continuant à provoquer régulièrement des prises de distance de la part de la droite gaulliste.

Jean-François Kahn : 90% des gens de l’UMP sont d’accord sur l’importance de la question de l’identité républicaine et pensent que la gauche s’est aveuglée sur ce sujet. Mais il y a probablement une différence de degré. Certains iront jusqu’à la préférence nationale, d’autres diront : “on ne peut pas aller jusque-là !”.

De même, mis à part Henri Guaino, 95% des responsables de l’UMP sont libéraux et anti-étatiques. Mais certains considèrent malgré tout que l’Etat peut parfois être un juge de paix pour réguler, tandis que d’autres, comme Hervé Novelli, pensent que le marché décide de tout. Il y a des nuances comme on a pu le voir très récemment : une partie de l’UMP est tout de même favorable à la nationalisation du site de Florange !

Laurent Pinsolle : En 2007, Nicolas Sarkozy était vu par de nombreux intellectuels (Malika Sorel le dans son livre « Le puzzle de l’intégration » par exemple) comme un candidat communautariste. Après un début de quinquennat qui allait dans ce sens (avec le discours de Latran), il a progressivement évolué vers un discours plus centrée sur l’assimilation, comme l’a montré le débat sur la burqa, qui a beaucoup étonné dans les pays anglo-saxons, où son acceptation va de soi. Aujourd’hui, il semble y avoir un relatif consensus à droite contre une vision multiculturelle (qui reste présente à gauche). En revanche, il y a une vraie différence dans la manière de l’exprimer (pour ne pas dire de l’instrumentaliser), entre une droite qui flirte avec l’islamophobie et la désignation de bouc-émissaires et une droite républicaine, ferme sur ses principes mais qui ne tombe pas dans la stigmatisation et les postures démagogiques.

La stratégie de conquête et la droitisation

Thomas Guénolé : C’est sans doute le sujet qui divise le plus nettement l’UMP, et qui divisait déjà ses ancêtres le RPR et l’UDF : en 1998-1999, l’un et l’autre avaient été frappés par des sécessions dans la tourmente des régionales de 1998 et des européennes de 1999 autour de la question centrale de l’alliance avec le FN.

Ce fut pareillement le thème sous-jacent de la compétition Copé-Fillon, qui s’est résumé, dans son essence, à un référendum pour trancher entre la ligne de frontisation et la ligne gaulliste.

Sur le plan purement tactique, c’est la ligne de frontisation qui a actuellement le vent en poupe, puisque le concept de Front républicain sacralisé par Jacques Chirac jusqu’au point d’orgue de sa propre candidature de Front républicain au second tour de 2002 a été abandonné au profit du “ni-ni,” accepté à la fois par Copé et Fillon.

Sur le plan des idées, en revanche, la coupure est très profonde : d’un côté la ligne de frontisation revient à intégrer systématiquement les diagnostics du FN sur la société française, quitte à ensuite leur apporter des réponses républicaines ; de l’autre la ligne gaulliste entend rassembler les Français de tous bords par-delà les clivages partisans, d’où d’ailleurs le mot “Rassemblement” accolé au sigle du groupe parlementaire que François Fillon vient de créer. C’est une évocation directe du Rassemblement du Peuple Français, le premier parti créé par le général de Gaulle en son temps.

Jean-François Kahn : Pour l’instant, il y a un “non-dit” sur la question des alliances avec le FN. A les entendre, ils sont tous opposés à des alliances avec le FN, y compris Jean-François Copé, et tous favorables au “ni, ni” plutôt qu’au front républicain. Pourtant, on sent bien que la question provoque un véritable trouble. La question est : “Qu’est-ce que cela cache ?”

A mon avis, le problème essentiel est le suivant. Les partisans de la droitisation considèrent que la société se “droitise” considérablement et qu’il y a un risque qu’elle glisse vers les théories du Front national. La stratégie est de faire contrepoids et de retenir les électeurs de Marine Le Pen. Certes, la société se droitise sur les problèmes sociétaux : l’immigration, l’insécurité, les mœurs. Sur ce point, les partisans de Copé ont raison.

Mais les électeurs les plus droitiers sur l’insécurité, le mariage gay ou l’immigration sont aussi les plus à gauche sur la question de la mondialisation et de l’économie de marché. Or, si Jean-François Copé incarne bien le côté “réactionnaire” et “anti-soixante-huitard” qui correspond en effet à une aspiration de la base, en revanche sur le plan économique, c’est un néo-libéral pur et dur qui, d’une certaine manière, incarne une position de classe. Marine Le Pen sera donc toujours gagnante car elle est capable de jouer sur les deux tableaux : elle est très dure sur l’immigration et la sécurité, mais tient un discours de gauche sur les injustices sociales.

Laurent Pinsolle : Aujourd’hui, la question des alliances avec le FN ne semble pas un point de clivage, la quasi totalité de la droite étant claire sur la question. Il y a en revanche des différences de sensibilité entre ceux qui pratiquent le « ni-ni » et ceux qui préfèrent voter contre le Front National en cas de second tour avec la gauche. Mais il est peu probable que cela mène à un clivage important. En outre, il faut remettre en perspective cette tentation de l’alliance : nous ne sommes ni en 1988 quand l’UDF et le RPR avaient passé un accord électoral avec le FN pour les élections législatives dans le Sud-Est, ni en 1998 quand plusieurs présidents de région UDF s’étaient faits élire avec les voix du FN. Certes, il y a une tentation, mais elle était plus forte encore il y a 15 et 25 ans.

L’UMP a perdu l’électorat populaire, qui lui préfère le FN et le PS. Les classes populaires sont aujourd’hui les victimes de la crise économique, avec la montée du chômage, la baisse du pouvoir d’achat. Mais, comme la théorisé Laurent Bouvet, elles peuvent également souffrir d’une forme d’insécurité culturelle, avec la montée des revendications communautaristes, les ratés de notre modèle d’intégration et une immigration jugée excessive. Cette crispation identitaire est la base du succès électoral du FN et de son discours anti-immigrés depuis 30 ans, nourri par le laxisme d’une partie de la gauche, mais aussi de la droite.

L’UMP semble croire qu’en durcissant son discours sur les questions de l’immigration et de l’intégration, elle pourra reconquérir les classes populaires. Mais elle risque d’oublier que nous sommes dans un contexte de crise économique grave et que ce sujet sera le sujet dominant pour les prochaines années. En outre, il ne faut pas sur-estimer la droitisation de la société sur ces questions. Il suffit de voir le grand écart qu’il y a entre les militants UMP et les sympathisants (largement acquis à François Fillon, vu comme plus modéré). Ce faisant, une ligne droitière risque d’ouvrir un boulevard au centre sans véritablement parvenir à attirer les électeurs du Front National. En outre, la prédominance de ces sujets risque de lui faire oublier le discours économique, comme on l’a vu lors des élections pour la présidence du parti. L’UMP ne pourra s’en sortir qu’en développant un programme crédible de sortie de crise qui ne soit pas que des incantations sur la compétitivité. Sans cela, elle ne parviendra pas à les reconquérir.

A ce titre, la victoire de Barack Obama, réélu avec un niveau de chômage record, démontre que la crispation identitaire des républicains a fini par être contre-productive, en s’aliénant les minorités, les jeunes et les femmes, et permettant au président sortant d’être réélu avec une assez large majorité au niveau des délégués.

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